Des personnes et des groupes extrêmement divers participent à l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales. En plus des abuseurs d’enfants, on peut trouver parmi les personnes impliquées dans l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales des membres de la famille, des chefs de communauté, des membres du secteur privé, des réseaux criminels organisés et évidemment les clients.

Les abuseurs sexuels

Les auteurs d’abus sexuels proviennent de tous les horizons et milieux sociaux. Ils incluent des gens de toutes les professions et de tous les pays. Ils peuvent être hétérosexuels ou homosexuels et, bien que la grande majorité d’entre eux soit des hommes, il existe des femmes parmi eux.

Les clients de pornographie et de prostitution enfantine sont évidemment impliqués en première ligne. Parmi les voyeurs qui entrent en contact avec des enfants, on peut distinguer deux catégories :

  •       Les abuseurs préférentiels recherchent spécifiquement des enfants;
  •       Les abuseurs “occasionnels” n’ont généralement pas de préférence sexuelle pour les enfants mais qui tirent avantage de la situation où des enfants sont mis à leur disposition. Ils ne voient pas un enfant mais un(e) prostitué(e). La volonté de faire une nouvelle expérience, une « aide financière » aux enfants, l’anonymat, etc. servent de justification à leurs actes.

Les membres de la famille

 La plupart du temps on trouve à l’origine duperies et supercheries. Toutefois, certains parents vendent leurs enfants à des propriétaires de maisons de passe ou à des trafiquants en toute connaissance de cause. La pauvreté peut en être responsable, mais le manque de stabilité familiale, l’usage des drogues, le besoin de dissimuler l’inceste au sein de la famille, la discrimination envers les petites filles, et l’appât du gain le sont également.

En outre, des membres plus éloignés de la famille, cousins ou tantes, des amis ou des voisins peuvent, moyennant une petite rétribution, agir pour le compte de démarcheurs et persuader un enfant de se livrer à la prostitution ou le persuader par la ruse de quitter son foyer.

Les chefs de communauté

Dans certains pays, les chefs de communauté ou certaines personnes influentes dans un village y participent, directement ou indirectement. Ces personnes, dont le rôle est important, connaissent l’existence des agents recruteurs dans leur village mais ferment les yeux en échange d’une partie de l’argent impliqué.

Les membres du secteur privé

Une grande partie du commerce sexuel des enfants est toutefois organisée dans des établissements tels des restaurants, bars de karaoké, clubs, salons de massage, ainsi que dans des hôtels et des appartements privés. Les « recruteurs » sont souvent d’anciens travailleurs sexuels. Une fois entrés dans le commerce du sexe, certains enfants sont sous les ordres de proxénètes (qui peuvent être des employés des établissements cités ci-dessus, des tours opérateurs ou des chauffeurs de taxi), tandis que d’autres sont indépendants.

Ces acteurs peuvent être des intermédiaires dans l’exploitation des enfants mais  surtout ils participent à l’exploitation des enfants en ‘fermant les yeux’ face à une situation d’ESEC et en ne faisant pas de signalements de cas de clients accompagnés de mineurs en situation de prostitution.

Les réseaux criminels organisés

 Il est de plus en plus évident que des réseaux criminels organisés ont une activité de proxénètes, en recrutant et en orientant des jeunes femmes et des enfants vulnérables vers l’exploitation sexuelle à des fins commerciales, et en faisant perdurer cette exploitation. Les raisons en sont claires: les profits sont substantiels. On a pu calculer que le trafic lié à la prostitution, contrôlé et réglementé par des réseaux criminels organisés basés dans l’ex Union Soviétique, se chiffre en millions de dollars, et ce uniquement en Israël.

Les réseaux criminels organisés ont recours à l’intimidation et à la violence pour asservir les femmes et les enfants victimes de trafics, ainsi que ceux qui cherchent à s’attaquer à ce problème.